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 Tales of Chaos

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Hakira Daikiri
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MessageSujet: Tales of Chaos   Tales of Chaos EmptyDim 18 Juil - 21:24

Ici je posterai une fic que j'ai commencé y'a pas longtemps, et que je compte bien continuer (cette fois, Yoko pourra dire que j'ai la fâcheuse tendance de partir sur plein de scénarii différents, alors du coup j'abandonne rapidement mes fics x). Après bien sûr, rien ne me force à poster régulièrement, vu que l'imagination et la motivation ne sont pas toujours au rendez-vous. Enfin, j'espère que vous apprécierez =)

« Depuis le début de cette aventure
Depuis le début de nos amitiés et des nos émois
Je savais, que tout ça prendrait fin
Le jour où je devrais le faire.
N'oubliez pas, peu importe la situation,
Que nous avons partagé beaucoup,
Et que nos âmes sont liées par le temps et le destin,
Car c'est là l'expression de nos vies »



Les échos d'une bataille, une cité en ruine par le passage d'un cataclysme. Notre histoire commence dans la plus grande désolation, au milieu de nombreux cadavres mutilés et écrasés par le poids des bâtiments s'étant effondrés sur eux. Au milieu de ce paysage chaotique, une femme en robe noire marchait, faisant léviter sans la moindre difficulté une paire d'orbes de glace. Cheveux d'ébène, teint blafard faisant ressortir des yeux bleu cobalt perçants, à l'affut de la moindre proie. Ladite proie semblait être une jeune fille, adolescente en tout point de vue, portant contre sa poitrine une épée percée de fins trous. Cheveux violacés, des gouttes de sueur perlant sur son front, elle se cachait derrière une statue de fontaine, corps d'apollon désormais meurtri par la guerre. Elle espérait intérieurement que la femme qui marchait au travers de la rue principale s'en aille, laissant la jeune fille à son sort.

Au lieu de cela, le marbre céda sous la pression d'un projectile de glace, perforant par la même occasion l'épaule droite de la jeune fille. Cette dernière, dans un hurlement de douleur, s'effondra sous la force de l'attaque, enfonçant sa tête dans la boue. Le pluie reprenait de plus belle, tandis qu'elle se relevait péniblement. Fuir était sa seule option, il lui fallait... Elle sentit le talon aiguille de la femme s'enfoncer entre ses côtes, dans son dos. Dans un nouveau gémissement, elle agita avec la force du désespoir l'épée qu'elle tenait, cherchant à faire fuir les démons qui s'en prenait à elle. La lame fut stoppée d'une facilité déconcertante par le deuxième orbe, tandis qu'un sourire sarcastique étirait les lèvres de la femme. D'un coup de pied puissant, elle envoya l'adolescente voler contre un mur. Assommée sur le coup, elle sentit sa force la quitter, apercevant juste la glace se former et se déformer sous les pas de la démone en noir, expliquant pourquoi cette dernière ne peinait pas à marcher dans sa direction pour lui infliger toujours plus de souffrances.

Les larmes commencèrent enfin à couler des yeux de la fille aux cheveux violets. Elle ferma d'avantage ses mains sur la garde de l'épée qu'elle tenait, puis, comme touchée par une grâce divine qui lui donnait la force de se relever, elle porta l'arme à sa bouche. Bien que son souffle était court, un son cristallin et bien audible sortit de l'embout, emplissant les rues d'une aura magique. La femme en noir laissa échapper un petit rire, sa bouche dissimulée sous sa main gantée, puis s'approcha d'avantage de la musicienne, osant néanmoins la toiser d'un air qui frôlait presque la pitié. Elle daigna finalement lui adresser la parole, la laissant jouer et écouter ce qu'elle disait.

« En voilà un bien bel instrument... Donne le moi maintenant, tu vas abimer tes lèvres sur le fil de la lame si tu continues »

Elle finit par donner un nouveau coup de pied, plus faible cette fois, faisant que la jeune femme se coupa ses commissures sur une bonne partie. Le sang emplit sa bouche, lui donnant un goût amer de peur qui lui collait jusqu'à l'intérieur de son propre corps. Au bout de quelques instants, et pour toute réponse, elle cracha un peu de son hémoglobine sur les bottes de la femme en noir. Cette dernière, piquée, ordonna d'une simple pensée à ses orbes de glace de perforer les jambes de l'adolescente, ce qu'ils s'empressèrent de faire, lui arrachant un nouveau cri de douleur. Le corps endolori par les perforations multiples, ses membres se faisant de plus en plus lourd, elle contemplait, impuissante, sa propre mort. Et, dans une dernière véritable géhenne, ses bras s'élevèrent de nouveau pour porter l'arme à ses lèvres meurtries. Le sang étouffa les dernières notes qui sonnèrent beaucoup moins limpide, mais la mélodie complétée permit à l'ensanglantée de se voir entourée d'un halo protecteur, avant qu'elle ne s'éclipse totalement, seule une flaque de sang témoignant de son ancienne présence. L'autre, laissée là, montra sa colère en recouvrant d'un épais givre les environs, avant de tout faire exploser dans un fracas titanesque...

« Peu importe dans quelle époque tu t'enfuis, Shusui. Je te retrouverai, tu m'entends ?! Et j'arracherai ton coeur pour te le faire bouffer, salope ! »

S'ensuivit un rire tonitruant qui résonna sur les ruines, ajoutant un ton dramatique à la situation. Elle, après avoir réalisé une mélodie grâce à l'instrument qu'elle tenait encore en main, voguait désormais vers un autre endroit, une vingtaine d'années plus tôt...
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MessageSujet: Re: Tales of Chaos   Tales of Chaos EmptyVen 30 Juil - 19:32

Le téléphone vibra, démoniaque instrument qui ne pouvait que réveiller son propriétaire afin que ce dernier se lève et décroche. La couette se souleva, faisant tomber par ailleurs de nombreux emballages de nourriture, pour la plupart vide. L'adolescent qu'elle abritait maudit ouvertement le seul moyen qui le reliait à l'extérieur, mis à part la porte bien sûr. Cherchant d'une main purement hésitante son bourreau, il finit par tomber dessus, tandis que la sonnerie se terminait. Il resta assis quelques instants, avant de pester de nouveau contre le sort, s'affalant de tout son long sur son lit. D'un habile coup de pied il chassa les restes d'une bouteille de verre, mais de nouveau le téléphone vibra, emplissant la pièce d'une mélodie démoniaque, à l'image de l'instrument qui était bien décidé à raccourcir cette grasse matinée. Ce dernier finit d'ailleurs par une brève agonie après avoir percuté violemment le mur d'en face. Excédé par le bruit qu'il jugeait assourdissant, l'adolescent avait daigné sortir ses jambes de dessous la couette.

Prit d'une soudaine motivation qui le poussa hors de sa litière, il se dirigea à l'opposé de cette dernière, légèrement vacillant pour s'être levé trop vite, pour enfin atteindre un lavabo. Après avoir chassé les quelques boîtes de somnifère qui traînaient encore là, il fit un semblant de toilette en s'aspergeant le visage d'une eau fraîche. La vie en appartement, seul, semblait être chaque jour une épreuve pour lui. Un peu plus réveillé, il finit par enfiler un pantalon qui traînait là au milieu des cadavres de bières, esquiva avec habileté une chaise renversée, puis ouvrit la porte avant de s'engouffrer dans un couloir à peine éclairé. Il descendit lentement les escaliers, faute d'ascenseur fonctionnel, puis regarda à l'intérieur de sa boîte aux lettres après avoir fait tombé plusieurs fois, sans doutes l'alcool de la veille qui n'était pas tout à fait éliminé. Les passants le dévisagèrent étrangement, la faute à son manque de pudeur flagrant. Il fallait dire que se gratter les parties en pleine rue, le tout torse nu avec un jean rapiécé, n'était pas forcément vu d'un bon oeil. Mais il rattrapait ça par une bonne tête, une chevelure longue et teinte en violet, et surtout un je-m'en-foutisme sans équivoque.

Le courrier relevé, les nombreuses publicités jetées sur la voie publique après les avoir vaguement regardées et fait de nombreuses boules de papier avec, il remontait dans sa chambre, tranquillement. Le même train de vie depuis quelques années, il fallait dire aussi que sans parents présents pour assurer l'éducation de leur fils, c'était facile de prétendre à sa maturité, surtout lorsque cette dernière n'était pas encore atteinte. Languissant sur son lit défait, il posa une main hésitante sur la table de nuit, fit tomber une bouteille à moitié pleine, puis empoigna la télécommande avant d'allumer le petit poste volé il y a quelques jours à un vieux qui ne s'était rendu compte de rien, rongé par Alzheimer. L'écran ne valait pas ceux que l'on trouvait en magasin, mais il fallait savoir se contenter de ce qu'on avait. Et puis on recevait facilement différentes chaînes, ce qui n'était pas plus mal.

Cependant, elle semblait crépiter, comme si on s'amusait à toucher d'un peu trop près l'antenne du toit. La coopérative gérant l'immeuble où notre héros habitait n'était en effet pas suffisamment riche pour installer des paraboles. Et à défaut de télévision, ils préféraient doter les habitants d'une connexion commune, utilisant un habile système de câbles et d'ondes. Pestant contre lui-même, l'adolescent aux cheveux violets épongea rapidement la bière tombée sur le sol, puis se dirigea vers la porte d'entrée, renouvelant encore une fois l'étrange danse qu'il faisait en esquivant ses propres déchets. Il avait également mis une chemise noire attrapée en chemin, seule chose parfaitement repassée et propre de son appartement. Enfilant une manche, l'autre main tourna la poignée, et alors qu'il ajustait le vêtement sur ses épaules, il tomba précipitamment sur une chose molle qui lâcha un léger gémissement. Par réflexe, il regarda ce sur quoi il avait trébuché, et appela rapidement à l'aide lorsqu'il vit la jeune fille ensanglantée gésir dans le couloir. Personne ne répondit, et il se rappela alors que les habitants de cette partie de l'immeuble étaient tous des travailleurs acharnés qui passaient plus de temps au boulot que dans leurs propres maisons. Il pesta de nouveau, rentra chez lui pour donner un violent coup de pied dans tout ce qui traînait au sol, puis prit par les jambes la jeune fille avant de la traîner chez lui.Il manqua de tomber lorsqu'il se dirigea vers la salle de bain, revenant avec une trousse de premiers secours. Instinctivement, il regarda autour de lui avant de l'ouvrir, puis piqua l'adolescente avec de la morphine avant de commencer à la soigner plus intégralement, tout du moins avec ce qu'il avait...

Posé sur son lit, il l'observait. Elle avait vraiment une tête de sainte, peut être une nonne en pèlerinage pour achever sa formation. Cependant, l'épée qu'elle portait symbolisait sa classe, et une religieuse ne maniait pas d'arme. Et comment était-elle arrivée jusque là avec de telles blessures ? Trop de questions s'enchainaient dans la tête de l'adolescent, et celle qui pouvait lui apporter des réponses était plongée dans un pseudo-coma, et n'allait peut être pas guérir de ses blessures.

« Putain elle a même dégueulassé mon sol... » furent les seuls mots qu'il lui adressa.

Cependant, il n'eut pas le temps de pester d'avantage contre elle, qu'elle venait de bouger légèrement, lui occasionnant ainsi quelques grimaces. Apparemment fatiguée, elle ouvrit péniblement ses paupières afin de regarder vaguement où elle se trouvait. L'adolescent à ses côtés resta silencieux, puis retourna vaquer à ses occupations lorsqu'elle referma ses yeux. Il ne fit que regarder la demoiselle se rétablir peu à peu, reprenant un style de vie toujours aussi monotone, passant par de la nourriture instantanée et se terminant dans son lit...

Le lendemain, une douce odeur vint flatter ses narines. Son esprit perverti considérant qu'il ne s'agissait pas d'une chose désormais naturelle, il se réveilla en sursaut, renversant par la même occasion un plateau posé sur ses genoux. Le café était brûlant, et il cria de douleur en sentant ses parties brûler. Il entendit qu'on s'affairait en cuisine, puis vit l'adolescente arriver avec un bol d'eau froide, qu'elle renversa malencontreusement sur son sauveur. Lui fut réveillé et la brûlure laissa place à un froid à en faire rétracter tout ce qui dépassait, surtout à cet endroit là. Il mordit dans son oreiller à s'en luxer la mâchoire, tandis que l'autre s'excusait platement. La douleur passée, complètement réveillé en sursaut, il finit par se calmer en expirant un long soupir.

« Tu fais à manger toi maintenant ?

-Je devais bien trouver quelque chose pour te remercier tu sais, après tout tu m'as bien sauvée sans que tu ma connaisses. Je m'appelle Shusui, comme ça, nous ne sommes plus vraiment étrangers, non ?

-J'avais juste pas envie qu'un macchabée se retrouve devant chez moi. Sinon de rien. Moi c'est Tobi. »

L'adolescent posa un pied à terre, remarquant par la même occasion que sa réfugiée avait fait le ménage. Il en avait presque oublié la couleur du sol, mais maintenant, cela sentait le propre. Il se fit même la confidence qu'il y faisait bien mieux vivre ainsi, mais reporta rapidement son attention sur Shusui. La jeune femme était retournée vaquer dans la cuisine, et faisait cuire ce qui semblait être un steak. L'odeur alléchante, l'idée de déguster quelque chose d'apparemment délicieux... Une idée vint frapper son esprit endolori et endormi. Il partit rejoindre sa colocataire devant la poêle, puis lui parla d'un air légèrement suspicieux.

« C'est bien gentil de me faire la bouffe aussi, mais tu as trouvé ça où ? Je me souviens pas avoir acheté ça récemment...

-En faisant le ménage, j'ai trouvé quelques billets. J'ai eu de la chance de voir que vous aviez toujours la même monnaie.

-Hein ? De quoi tu parles ? Plus important, tu as trouvé ces billets où ? »

L'hésitation marque le visage de Shusui. Elle devait sans doutes se demander si avouer la vérité était une bonne solution. Elle se doutait qu'il risquait de se mettre en colère si jamais il découvrait qu'il s'agissait de ce qui semblait être ses économies. Elle décida d'éluder la question, avec une maladresse qui ne passa pas inaperçue aux yeux de Tobi. Elle abandonna alors l'idée de lui mentir, impressionnée par son regard inquisiteur, puis décida de lui dire la vérité.

« Ils étaient sur l'armoire de ta chambre. Je suis partie tôt acheter des provisions, tu vivais d'alcool et de nourriture instantanée. J'ai pensé que quelque chose de plus sain...

-Tu pouvais pas toucher tes affaire ? Merci d'avoir nettoyé, mais cet argent était pour revoir mon ex, pas pour moi ! »

Il semblait être devenu plus dur avec elle dès qu'il avait parlé de celle qu'il aimait. Elle n'eut aucun mal à deviner qu'il venait de se faire jeter par cette dernière. Shusui semblait dotée d'un certain don pour lire le coeur des gens, bien que cela était grandement facilité par le caractère émotif de Tobi. On devinait rapidement pourquoi il se laissait dépérir et débutait dans la drogue et l'alcool. La jeune femme en conclut qu'il l'aimait énormément, et que la cicatrice était toujours là, faisant toujours aussi mal. Elle chercha à s'excuser, voyant les larmes apparaître dans les yeux de son sauveur. Parler de son ex semblait avoir des effets dévastateurs dans son moral. Elle parut soudainement plus maladroite, faillit renverser la poêle, avant que l'adolescent éteigne le gaz d'un geste rapide.

« Je suis désolé Tobi, je ne voulais pas... te faire du mal.

-Laisse tomber, je la verrai plus tard maintenant... »

Un instant, il pensa revendre la télé à un bon prix pour palier l'argent subtilisé par Shusui, mais l'idée de se faire arrêter pour recel et vente d'objets volés ne lui plaisait guère. Surtout qu'avec ce qu'il avait dans son appartement, il était bon pour un centre de désintoxication après quelques mois en prison. Et quand on connaissait ses parents, mieux valait éviter d'avoir des problèmes avec la loi. La jeune fille avait préparé la table pendant que lui prenait un air maussade et désabusé. Il partit la rejoindre, et la trouva tenant un cadre photo dans ses mains. Elle se tourna finalement vers lui, curieuse, peut être un peu trop.

« C'est elle sur la photo ? Elle s'appelle Leef ? »

Elle sentit soudainement qu'elle venait de toucher une corde trop sensible. Il la prit par la main, ne se souciant pas du fait qu'il la serre un peu trop fort, puis l'emmena jusque devant la porte d'entrée. Elle fit un bruit sourd en frappant le pan de mur dans lequel elle était ancrée, et Shusui fut expulsée avec force de l'appartement de Tobi. Ce dernier claqua la porte derrière celle qu'il venait de chasser, la laissant seule dans le couloir. Elle regretta d'avoir parlé un peu trop, prit son épée puis descendit les escaliers lentement, la tête chargée de questions concernant l'adolescent, et ce qu'elle allait faire désormais. De l'autre côté de la cloison, on entendait les échos de sanglots. Quelques larmes coulaient des yeux fatigués de l'homme, sa main dissimulant ses traits meurtris. Il lâcha alors un mot, presque inaudible, plus pour lui que pour n'importe qui d'autre. Un simple nom, chargé de souvenirs et de douleurs.

« Leef... »
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